Témoignage de salariées coachées par Helen

Témoignage de salariées coachées par Helen

Grâce à l’implication de leur entreprise, chaque salariée coachée par l’association et séduite par cet esprit solidaire ont permis d’aider une femme « rose ». Merci à elles.

Madame P.

J’ai la chance de faire partie d’une enseigne, qui dans le cadre de mon ascension professionnelle, m’a parlé du coaching suspendu.
Séduite par l’idée de me faire aider tout en permettant d’aider une femme ‘rose’, je n’ai pas hésité à prendre contact avec ma coach.
Et dès le premier entretien, j’ai été touchée par le courage, le dévouement et la détermination d’Helen. Une tendre force de la nature, disponible pour faire évoluer et avancer les autres…
De manière très subtile et en toute humilité, elle est en constante écoute. Avec intelligence, elle a su me décortique et percevoir les faiblesses mais aussi le potentiel qui est en moi. Pour enfin réussir à me faire prendre conscience des comportements à améliorer.
Je me sens accompagnée, sans pour autant avoir l’impression d’être mise sur un chemin bien défini dont elle seule aurait tracé l’itinéraire.
Helen, ne m’apprend pas ni modifie ma conduite, elle m’aide juste à mieux poursuivre ma route sans trébucher et me faire mal. Avec des techniques simples simulant les scénarios possibles dans la vie d’une entreprise (…voir personnelle), ma coach arrive à mettre en évidence le style, le comportement et l’ancrage à adopter pour faire face aux situations parfois compliquées.

Juliette

D’abord intéressée par un coaching professionnel, j’ai ensuite été immédiatement séduite par la proposition de coaching suspendu et cette solidarité offerte aux femmes touchées par le cancer.

Depuis je bénéficie de l’accompagnement bienveillant d’Helen, cela me permet d’apporter des améliorations positives dans ma vie professionnelle. Les mises en œuvre en qui découlent se déroulent avec succès et m’apportent chaque jour plus de confiance. J’aborde mon avenir professionnel avec sérénité.

Merci Helen !

Mme C.

J’ai bénéficié d’un coaching afin d’apprendre à occuper pleinement la place qui m’a été donnée au sein du Comité de Direction de mon entreprise. J’avais un souci personnel de légitimité et de confiance en mes capacités.

Grâce à une écoute bienveillante et une approche pragmatique Helen m’a permis de mieux appréhender des situations spécifiques dans mon rôle de manager et d’assumer ma posture managériale.

Cet accompagnement personnel m’a permis de partir à la découverte de mon fonctionnement interne et personnel dans mon contexte professionnel. C’est une expérience enrichissante et très positive, où l’on est face à soi-même et qui nous transforme, à la fois dans ce que nous sommes mais aussi dans la manière dont nous entrons dans la relation aux autres.

Le fait de savoir que mon coaching permettra d’aider une autre femme qui en a besoin le rend encore plus riche de sens. C’est un bel élan de solidarité auquel je suis heureuse de participer. Être aidé et aider en retour, c’est un geste altruiste différent et bien réel.

Témoignage des entreprises ayant acheté des coachings suspendus

Témoignage des entreprises ayant acheté des coachings suspendus

CGI Finance

Laurent Montécatine, DRH

CGI Finance est engagée dans une politique RSE collaborative et très active, reconnue localement et dans le Groupe Société Générale depuis plusieurs années.

Les initiatives soutenues viennent de différentes sources, et l’idée proposée d’un coaching suspendu nous a été proposée à l’été 2019 par Helen Burzlaff.

Le concept, l’engagement et le professionnalisme que nous connaissions d’Helen ont tout de suite suscité l’envie d’y participer puisque ce projet venait proposer une action dans un domaine en besoin, à savoir l’accompagnement de femmes en retour à l’emploi suite à une longue absence et/ou confrontée à des difficultés personnelles.

Cette idée est apparue alors que nous étions en recherche d’actions concrètes et utiles dans le cadre du renouvellement de notre accord Egalité Professionnelle.

Le tarif appliqué et ses modalités souples ont facilement permis de se lancer dans la démarche en sponsorisant 2 coaching de femmes. L’action peut donc s’inscrire dans un cadre RSE, en interne ou en externe à la société, d’aide aux femmes au regard de la thématique de l’Egalité Professionnelle, ou simplement dans une gestion RH d’une situation individuelle toujours délicate pour des équipes RH.

Groupe HEYTENS

Ludovic Lehérissey, PDG

En tant que dirigeant, je constate que la collaboration avec votre association constitue une triple bonne action : cela favorise l’épanouissement professionnel de la personne coachée, nous profitons de sa plus grande contribution au pilotage de l’entreprise et cela aide une femme dans sa reconstruction.

COFIDIS

Catherine Lesage, Consultante Expérience Client et Facilitatrice RSE

En tant que dirigeant, je constate que la collaboration avec votre association constitue une triple bonne action : cela favorise l’épanouissement professionnel de la personne coachée, nous profitons de sa plus grande contribution au pilotage de l’entreprise et cela aide une femme dans sa reconstruction.

Témoignage de femmes accompagnées

Témoignage de femmes accompagnées

Madame C.

Ma rencontre avec l’association est arrivée il y a quelques mois sur les conseils de mon médecin traitant. Cette rencontre, je dois le dire, avec la présidente de l’association, a été magique, comme une bonne étoile sur mon chemin… Opérée d’un cancer du sein en 2016 à l’âge de 53 ans, j’ai repris après 1,5 ans d’arrêt maladie, une activité professionnelle. Cependant, la maladie m’a changée et depuis ma reprise en 2018, je me pose beaucoup de questions sur mes motivations quant à ce travail… J’ai besoin aujourd’hui de donner un sens à ma vie professionnelle pour retrouver du bien-être et de la sérénité. Les séances que j’effectue avec une coach professionnelle de l’association m’apportent avec bienveillance le soutien nécessaire à cette remise en question.

Madame S.

Je suis entrée dans l’association « coaching suspendu » car j’ai besoin qu’on m’aide à trouver les ressources que j’ai en moi pour me projeter dans un retour à l’emploi dans le cadre d’une reconversion professionnelle. J’attends aussi du coaching, un accompagnement évolutif par étapes, en fonction de mon parcours de réinsertion en prenant en compte ma situation de handicap et mon besoin de reprendre confiance en moi.

Solidarité : l’effet Waou du passage à l’acte !

Solidarité : l’effet Waou du passage à l’acte !

Prague, un soir de mai 2019, j’entame une deuxième bière en terrasse tout en regardant le soleil couchant se refléter dans la Vltava. Je savoure la douceur de l’air, la légère amertume de la bière, je me sens formidablement vivante. La cicatrice sous mon sein droit est encore sensible, je me réjouis d’avoir à nouveau vaincu le crabe, cette grenade dégoupillée insidieuse.

Quel sens donner à cette récidive ? Et maintenant, que vais-je faire ? Reprendre là où j’en étais avant le diagnostic ? Impossible. Tout arrêter ? Impossible aussi. Au fil de la discussion, l’idée, lumineuse, jaillit. Je vais mettre toute mon expérience au service de mes consoeurs de cancer.

Puisque je sais former et accompagner, puisque je connais par cœur le monde de l’entreprise ; puisque j’ai développé mes connaissances sur le handicap, le maintien dans l’emploi, le vivre ensemble au travail, la santé au travail ; puisque j’aime organiser, mobiliser, rassembler, impulser, alors la route s’éclaire d’un coup d’un seul. L’idée de développer du coaching solidaire dans une forme associative s’impose à moi.

L’été passe, je laisse mon esprit et mon corps au repos, pour recharger mes réserves d’énergie au soleil.

Septembre 2019 : 9 mois après l’annonce de la récidive, mon nouveau bébé vient au monde. En quelques semaines, les évènements s’accélèrent. Plus je parle de l’association, plus je mobilise mes compagnons de route professionnelle et bien plus que cela, plus je prends conscience de ce que signifie le mot SOLIDARITE lorsqu’on passe de l’idée à l’acte.

« L’idée de solidarité a une histoire » affirme la philosophe Marie-Claude Blais*.

L’article 1202 du Code civil de 1804 définit la solidarité comme « un engagement par lequel les personnes s’obligent les unes pour les autres et chacune pour tous ». Il fallait après la révolution de 1789 et l’émergence de l’individualisme, réinventer le lien social. La notion de solidarité revient en force en ce début de 21è siècle, sous de nouvelles formes. Solidarité politique, solidarité interindividuelle, solidarité intergénérationnelle, solidarité internationale… Sans rentrer ici dans ces débats, je retiens pour ma part la dimension d’altruisme et de sympathie (dans le sens étymologique de souffrir avec) à la base de la notion de solidarité, sans tomber dans l’émotionnel ni l’empathie bienveillante très à la mode aujourd’hui.

L’enjeu pour moi est de développer un outil qui construise un pont, un lien entre l’individu et le collectif. Un pont entre le nécessaire développement économique des entreprises et la tout aussi nécessaire garantie d’équité sociale assurée par la collectivité.

Ensemble, les uns pour les autres et chacun pour tous, avançons sur le chemin de la solidarité équilibrée.

En se réunissant pour marcher, ensemble, au service d’une cause qui touche 2 femmes sur 8 aujourd’hui dans notre société_autant dire que nous sommes toutes et tous concernés, directement ou dans notre entourage_ les salariés de Cofidis, de CGI Finance, de l’Expert Comptable et d’autres incarnent la notion de Solidarité.

Et moi, j’en cris de joie lorsque l’on m’annonce que cette marche solidaire permettra de remettre le pied à l’étrier à deux femmes, deux consoeurs de cancer.

C’est ça, l’effet Waou du passage de l’idée de Solidarité à l’acte… Essayez, vous verrez, c’est que du bonheur !

*Blais Marie-Claude, « La solidarité », Le Télémaque, 2008/1 (n° 33), p. 9-24.

 

Reprendre le travail après un cancer du sein, pas si facile…

Reprendre le travail après un cancer du sein, pas si facile…

Franchir la porte du bureau, c’est le premier pas vers le retour à une vie normale après une longue maladie. Plusieurs semaines, plusieurs mois se sont écoulés depuis la dernière fois où l’on a effectué cet acte banal : aller travailler. Il s’en est passé des choses, entre ces deux journées. Le choc de l’annonce, le tourbillon des radiologues, oncologues, gynécologues, anesthésistes, chirurgiens. L’opération, l’hôpital, le retour à la maison. Les journées rythmées par les soins infirmiers, les rendez-vous de suivi, les protocoles à mettre en place, plus ou moins longs, plus ou moins invasifs. La douleur, la fatigue omniprésentes. Le bras du sein opéré collé le long du corps, épaule bloquée. Puis la rééducation chez le kiné, le corps qui doucement se remet à fonctionner, la cicatrice et la prothèse qu’on apprivoise.

Et puis un beau jour, le service de santé au travail vous autorise à reprendre le boulot. A temps partiel. Se lever tôt, s’habiller, petit-déjeuner, faire le trajet familier entre la maison et le boulot, s’assoir à son bureau et retrouver ses mots de passe, voir s’afficher un écran tout en rouge, avec des centaines de mails à ouvrir. Saluer ses collègues : c’est là que les vraies difficultés démarrent.

Le cancer du sein, c’est cette drôle de maladie qui touche principalement les femmes (même si les hommes aussi peuvent être concernés). Cette maladie dans laquelle c’est le traitement qui fait mal et qui épuise, pas le cancer en lui-même. Cette maladie invisible qui vient percuter la femme dans l’un des symboles de sa féminité, son sein. Et ces regards furtifs, qui ne peuvent s’empêcher de descendre dans le décolleté…

Le cancer du sein comporte un supplément de difficulté : c’est principalement un cancer de femme. Et la difficulté de la gestion du retour au travail sera corrélée à la façon dont l’organisation considère ses salariées.

Le retour au travail pose de nombreuses questions tant à la salariée concernée qu’à ses collègues et à l’entreprise dans son ensemble. Il peut mettre en lumière le mode de fonctionnement et la culture managériale de l’organisation.

La salariée doit composer avec la façon dont elle vit, accepte, métabolise le cancer et ses suites, la fatigabilité invisible et insidieuse. Nombreuses sont les femmes qui revoient l’ordre de leurs priorités après un cancer. L’enjeu professionnel pour elles consiste à trouver le juste rythme et la juste charge de travail pour reprendre durablement une activité. Un travail de fond sur soi en étant accompagnée est généralement une bonne idée.

L’équipe de travail, les collègues doit faire face au retour d’un membre de l’équipe après une absence généralement longue. Ils se sont organisés. L’activité a tourné sans la collègue malade. Le retour au boulot de la salariée après un cancer, c’est perturbant pour le collectif. Perturbant pour l’organisation qui s’est mise en place pendant l’absence. Perturbant pour les femmes et les hommes qui réagissent chacun à leur façon à ce mot qui fait encore peur : cancer. Comme si c’était contagieux… Pas évident de trouver la juste posture, la réaction adéquate pour entrer à nouveau en contact avec la collègue. De la pitié à l’indifférence, l’éventail des réactions possibles est large. Gageons que plus l’ambiance est bonne, que plus la confiance et la libre parole règnent, plus la ré-intégration dans le collectif est facilitée.

Le manager a également un rôle majeur à jouer dans la gestion du retour. Entretien de pré-reprise, écoute centrée sur les capacités à faire tant intellectuellement que physiquement, compréhension sans commisération, tout est question d’équilibre. Une culture managériale axée sur un mode de relation adulte / adulte, un travail de fond sur les stéréotypes et les préjugés sur les femmes qui sont souvent absentes, a fortiori lorsqu’elles sont malades et qui plus est mères de famille, un corpus réglementaire favorisant l’équilibre vie professionnelle – vie privée sont autant d’outils à mettre à disposition du manager pour l’aider à adopter la juste posture. Ni trop aidant, ni trop peu.

La culture d’entreprise enfin, probablement la dimension la moins connue et la moins travaillée, peut être un frein ou un atout dans le retour au travail après un cancer du sein. Rôle et place des femmes dans l’entreprise, culture de la performance à tout prix ou non, droit à l’erreur, valeur du collectif primant sur les valeurs individualistes, sexisme ambiant ou combattu, diversité des profils, des genres, des âges, des diplômes, des origines, etc. sont autant d’éléments qui contribuent à créer la culture d’entreprise. L’exemplarité des dirigeants est primordiale, à tout point de vue, dans l’acceptation des différences et la promotion du vivre ensemble, durablement, au travail.

Reprendre le boulot après un cancer du sein ? Pas si simple… Si vous avez envie de partager votre expérience, si vous souhaitez construire les conditions pour favoriser le retour de vos salariées, parlons-en !